Historique

L'histoire de Siporex remonte aux années 30, à la naissance du béton cellulaire.

Plus ancien qu'on ne le pense, le béton cellulaire est couramment utilisé. On estime, à l'échelle européenne, que 600 000 maisons individuelles sont construites chaque année avec ce matériau.
Le béton cellulaire tel que nous le connaissons de nos jours est né de la combinaison de deux inventions antérieures : l’autoclavage du mélange sable/chaux/eau et “l’émulsification“ des mélanges de sable, ciment/chaux et eau.





Parcourons les principales étapes de son histoire :
On retrouve le béton cellulaire à l’état naturel sous le nom de Tobermorite mais ses qualités ne permettent pas de l'utiliser telle quelle.
1880 : la 1ère invention du béton cellulaire est attribuée à W Michaelis qui met en contact un mélange de sable, de chaux et d’eau sous pression vapeur d’eau saturée.
1889 : E. Hoffman met au point le processus d’expansion du mélange.
1924 : le suédois JA Eriksson débute la production du béton cellulaire dont le processus est grandement amélioré 3 ans plus tard par une cuisson par autoclavage.

Au début des années 30, l’ingénieur civil Ivar Eklund et le professeur Lennart Forsén firent les inventions fondamentales pour la fabrication du béton cellulaire Siporex.
Grâce à des travaux intensifs de développement et de recherche menés par Internationella Siporex AB de Stockholm, firme affiliée à la Skanska Cement AB, l’un des principaux producteurs de ciment et de chaux de l’époque en Europe, les méthodes de production ont été successivement améliorées et de nouveaux domaines d’utilisation ont vu le jour.

Années 50 : le béton cellulaire connaît une rapide progression dans toute l’Europe et notamment en Allemagne où la reconstruction du pays après guerre nécessite l’utilisation massive de matériaux de construction rapides à mettre en œuvre et disponibles. La production passe de 27 000 m3 en 1952 à 1 630 000 millions dès 1972 soit l’équivalent de
41 000 maisons individuelles.
En France, la 1ère usine Siporex s’installe près d’Etampes à Maisse : c’est une usine de bardage (béton cellulaire renforcé sous forme de dalles de très grande longueur).

Années 70 : en France, Siporex connaît un succès énorme dans la construction de maisons individuelles même si l’architecte Le Corbusier l’utilisait déjà dès 1954 dans ses maisons radieuses sous forme de cloisons ou de planchers. L’entreprise rachète l’usine de Montereau (77).

Années 80 : Ytong, principal concurrent de Siporex, s’installe à Strasbourg, puis établit son usine à Saint-Savin (dépt 38) en 1989. Siporex ouvre son usine à Mios (dépt 33) en 1990.

2003 : le Groupe Xella rachète les 2 entreprises Ytong et Siporex qui fusionnent alors.

Ytong est aujourd’hui commercialisé via les négoces de matériaux pour la construction et la rénovation de maisons, logements collectifs et les bâtiments tertiaires et industriels.

Siporex est utilisé pour la décoration,  l’aménagement intérieur et la construction de murs dans la maison. On le retrouve dans les Grandes Surfaces de Bricolage.
C'est aujourd'hui ce que l'on peut qualifier de "marque générique" : on ne dit pas "je vais faire ma cloison en béton cellulaire" mais "je vais faire ma cloison en Siporex" !
On le retrouve souvent sur les blogs et forums orthographié sous les noms "Ciporex" ou encore "Syporex", mais Siporex reste Siporex... ;-)